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La hiérarchie ecclésiale confirme : tout est fin prêt pour Bruxelles-Toussaint. Evangélisation et humanisation seront au coeur d'une semaine d'animations.
A un peu plus de deux semaines du début de Bruxelles-Toussaint 2006, le comité d'organisation et les responsables ecclésiaux ont confirmé que tout était fin prêt dans la capitale pour accueillir cet événement spiritualo-sociétal d'envergure qui n'eut sans doute d'égal que les deux visites du pape Jean-Paul II en 1985 et en 1995. Objectif de la semaine d'activités orantes et autres du 28 octobre au 5 novembre ? Comme l'ont expliqué, mercredi, le cardinal Godfried Danneels et l'évêque de la capitale, Mgr Jozef De Kesel, "l'Eglise catholique s'efforcera de se rendre plus visible dans le paysage bruxellois et de mieux mettre en lumière le rôle des chrétiens à cette nécessaire humanisation". Le mot est lâché : tout en insistant sur le fait que les catholiques ne doivent plus craindre de mettre en avant leurs convictions dans une société de plus en plus plurielle où le catholicisme ne domine plus mais où il garde incontestablement sa place comme héraut des valeurs évangéliques, l'Eglise a le droit sinon le devoir de participer à l'humanisation d'une société en proie aux dérives du matérialisme et d'un capitalisme de moins en moins soucieux des plus démunis. Sans arrogance, les catholiques de Bruxelles - et par extension de Belgique "car le pays est tellement petit que tout le monde est finalement concerné" - vont réfléchir sur leur place dans la société avec de grands témoins à la basilique de Koekelberg. Pendant cinq matinées successives, ils pourront se confronter aux visions du fondateur de Sant'Egidio, Andrea Riccardi, de l'ancien maître des Dominicains, Timothy Radcliffe, de la Burundaise, Marguerite Barankitse, du Père Nicolas Buttet qui est passé de la politique au service à la religion en Suisse et, "last but not least", du Père Enzo Bianchi, le prieur de la communauté de Bose en Italie. Des exposés qui se doubleront de témoignages avant de se poursuivre par des ateliers dans des écoles autour de la basilique. Parallèlement, il y aura quatre tables rondes avec des acteurs de la société civile qui lieront les réalités d'une grande ville comme Bruxelles aux dimensions de la foi.
Mais l'approche sera aussi politique et sociale. A côté de ces rendez-vous de réflexion, il y aura un vaste programme d'animations culturelles pour tous les âges. Les jeunes seront particulièrement de la fête avec des concerts tant près du Vismet (place Sainte-Catherine) que du palais royal. Mais la présence religieuse dans une grande ville est forcément aussi culturelle : c'est pourquoi, il y aura plusieurs concerts classiques à la basilique et à la cathédrale où l'on oscillera entre les grands compositeurs classiques et les auteurs d'aujourd'hui comme Arvo Part ou André Gouze dont la "Cantate de l'Apocalypse" ouvrira la semaine. Le cinéma sera aussi de la fête avec un festival "Cinémas et spiritualité" au Flagey alors que la grande comédienne Jacqueline Bir a accepté de rejouer quatre fois "Oscar et la Dame rose" d'Eric-Emmanuel Schmitt au Vaudeville. La place de la Monnaie se muera, elle, en haut-lieu biblique avec une exposition sur l'Ancien et le Nouveau Testament. Le fruit d'une collaboration oecuménique. Reste à dire que Bruxelles-Toussaint 2006 ne négligera pas la dimension de la prière. Toujours pour tous les âges : il y aura une veillée de réconciliation à la cathédrale le 3 novembre avec la participation du Frère Aloys de Taizé mais l'on pourra aussi vénérer des reliques de Sainte Thérèse de Lisieux au Sablon. Bref, Bruxelles sera plus que jamais branchée sur la foi autour de la Toussaint…
Christian Laporte
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