Comunità di S.Egidio


 

22/12/2006


Noël, jour de joie et de solidarité
Les évêques s'associent aussi à la célébration de Noël. Parmi les célébrations originales, mentionnons les initiatives solidaires de Sant'Egidio

 

La fête de Noël fait mémoire de la naissance de Jésus. Une naissance qui n'avait absolument rien de royal, de prestigieux ou tout simplement de confortable pour le Fils de Dieu puisqu'il est venu au monde dans une étable aux abords de Bethléem sous le regard de quelques bergers considérés par la société de l'époque comme de véritables parias ainsi que le rappelait cette semaine Myriam Tonus dans l'éditorial du journal "Dimanche".

Depuis deux millénaires, l'Eglise marque cet événement le 25 décembre qui correspond plus ou moins au solstice d'hiver. C'est plus que symbolique car si pour d'aucuns, c'est une récupération de festivités païennes, l'on peut aussi voir dans cette évocation la victoire de la lumière sur les ténèbres puisque les jours commencent - enfin ! - à se rallonger.

Avec les démunis

A la nuit, ses incertitudes et ses peurs succèdent des journées plus radieuses où le bien apparaît, c'est le cas de le dire, en pleine lumière. C'est aussi en quelque sorte la victoire du bien sur le mal.

Mais Noël ne peut réaliser le miracle d'effacer toutes les inégalités et toutes les injustices. C'est néanmoins un moment propice pour redoubler d'attention à l'égard des plus démunis, des écorchés de la société.

Aussi, à côté des belles célébrations dont on trouvera un éventail ci-dessous et dont nous donnons également un aperçu dans nos éditions régionales distribuées en Wallonie et à Bruxelles, on soulignera ici, à titre exemplaire, l'engagement de la communauté de Sant'Egidio qui accueillera les personnes âgées défavorisées de Liège, ce dimanche 24 en l'église Saint-Barthélemy à Liège pour un repas de fête et qui remettra cela le lendemain midi à Bruxelles en l'église du Finistère. Sans une once de prosélytisme, cette ouverture va dans la droite ligne du message de l'Evangile.

Une autre manière de vivre la Nativité est de participer aux messes solennelles organisées dans les chefs-lieux des diocèses à cette occasion. Il ne faut pas se méprendre ici non plus : l'ère de l'Eglise triomphaliste qui avait la fâcheuse tendance à se rapprocher des puissants de la terre est derrière nous et si une certaine magnificence entoure encore les célébrations présidées par les évêques, l'esprit de ces messes tend à se rapprocher du cœur de la Bonne nouvelle : sans solidarité avec les plus démunis, sans ouverture à celles et ceux qui ne sont pas comme les "bons catholiques", l'on risque de passer à côté de l'essentiel...

Impossible ici de détailler toutes les (grands) messes mais on épinglera la messe de minuit à la cathédrale de Bruxelles à 24 h, ce 24 décembre sous la présidence du cardinal Danneels qui sera le jour de Noël à 10h30 à la cathédrale de Malines. Le 25 à 10 h à la cathédrale des Saints Michel et Gudule, Mgr De Kesel présidera la messe pontificale du jour de la Nativité. Parmi les messes de minuit des diocèses wallons, on mettra l'accent sur celle de Tournai à laquelle Mgr Guy Harpigny a eu l'excellente idée d'associer une chanteuse libanaise.

Christian Laporte