Comunità di S.Egidio


 

05/03/2007


CÔTE D'IVOIRE: SANT'EGIDIO SOULIGNE SON RÔLE DANS L'ACCORD inter-ivoirien

 

OUAGADOUGOU, 5 mars 2007 (AFP) - La communauté de Sant'Egidio de Rome a affirmé lundi avoir joué un rôle de médiateur dans les discussions entre les belligérants ivoiriens qui signé dimanche un nouvel accord de paix.

«Sur la base de notre expérience de médiation dans les crises, nous avons accompagné le facilitateur, le président (burkinabè) Blaise Compaoré, à son invitation», a indiqué à l'AFP l'un de ses responsables, Mario Giro.

Il a précisé que cette communauté avait «côtoyé le facilitateur dans les dix derniers jours des discussions au moment de boucler la boucle» dans les discussions ouvertes le 5 février à Ouagadougou entre le camp du président Laurent Gbagbo et les celui des Forces nouvelles (FN, rébellion).

«L'accord est réaliste et applicable, je suis modérément optimiste», a estimé M. Giro, soulignant que son «avantage» est qu'il «tient compte des raisons qui étaient à l'origine de la crise» ivoirienne.

De plus, selon lui, «l'accord n'a pas été conclu à la hâte», les deux parties ayant «pris tout le temps de discuter sans écran entre elles».

Sant'Egidio est présente depuis les années 80 au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire et a déjà joué un rôle de médiation dans le règlement de crises au Mozambique, au Burundi, au Liberia et au Togo. Elle est actuellement impliquée dans la résolution des conflits au Darfour (ouest du Soudan) et dans le nord de l'Ouganda, selon Mario Giro.

Le président Gbagbo et le chef de la rébellion Guillaume Soro ont signé dimanche à Ouagadougou un accord prévoyant la formation prochaine d'un nouveau gouvernement et le départ à terme des Casques bleus de l'ONU et soldats français déployés dans le pays depuis la fin 2002.

L'accord prévoit également la relance immédiate du processus d'identification de la population en vue des élections, sans cesse repoussées depuis 2005.

La Côte d'Ivoire est coupée en deux depuis septembre 2002 et un coup d'Etat raté des FN, qui se sont emparées de la moitié nord du pays, contre M. Gbagbo, qui a gardé le contrôle du Sud.