Comunità di S.Egidio


 

Gabonews

21/10/07


Italie: Convié par la Communauté de Saint’Egidio à Naples, Omar Bongo Ondimba se fait représenter par une délégation de haut niveau

 

En raison d’un calendrier chargé, l’ayant conduit à ne pas participer, personnellement, à la 21è Rencontre inter-religieuse prévue pendant trois jours à Naples, le président de la République gabonaise a tenu, pour autant, à marquer son intérêt pour ses assises, en dépêchant une délégation de haut niveau pour marquer la présence de Libreville à ce rendez-vous du « donner et du recevoir ».

En effet, composée, entre autre, du ministre de la Jeunesse et des Sports, Egide Boundono Simangoye et la ministre déléguée aux Affaires étrangères, à la Coopération, à la Francophonie et à l’Intégration régionale, Laure Olga Gondjout, cette délégation est déjà présente en terre italienne.

De fait, la Communauté de Saint’Egidio attend beaucoup de la participation gabonaise à cette importante rencontre du dialogue des religions et des cultures. Qui plus est, son initiative de convier le président gabonais n’est pas fortuite.

On croit savoir qu’elle a accueilli avec une réelle satisfaction la décision du chef de l’Etat gabonais, prise lors du Conseil des ministres du 13 septembre 2007 d’abolir la peine de mort.

En plus, si l’on en croit une source autorisée, M. Andrea Ricardi, fondateur de la Communauté de Saint’Egidio lui a justement adressé une invitation à se rendre à cette occasion à Naples pour y être honoré solennellement.

Pour cette 21è Rencontre inter-religieuse, le thème à débattre concerne de toute évidence l’actualité brûlante : « pour un monde sans violence : religions et cultures en dialogue ».

A ce propos, l’engagement de Libreville à diffuser et partager le message de paix à l’échelle régionale et internationale est constant. Du coup, pour les autorités gabonaises, face à la violence surgie dans la société, à la résurgence des conflits au niveau international, mais également au déracinement vécu par l’homme contemporain, au Nord comme au Sud, il existe une urgence à réaffirmer avec courage la voie du dialogue et de la coopération entre les religions et les cultures .

« A Naples, on rappellera que seuls le dialogue et la rencontre avec l’autre sont possibles pour construire une véritable civilisation de la cohabitation nécessaire aux sociétés contemporaines » a confié un membre de la délégation gabonaise.

Manifestement, la Communauté de Saint’Egidio a voulu soutenir et diffuser, au cours de ces vingt dernières années, cet esprit d’Assise contenu dans l’invitation que le pape Jean Paul II avait faite à tous à l’issue de la journée historique de prière du 27 octobre 1986 :

« Continuons à diffuser le message de paix et à vivre l’esprit d’Assise ».

Pour rappel, deux rencontres similaires ont eu lieu à Rome (1987-1988) pour hâter ce pèlerinage de paix. Une autre s’est tenue en septembre 1989 à Varsovie (Pologne) sur le thème « war never again » à l’occasion des 50 ans du début de la seconde guerre mondiale. Puis, ont suivi les rencontres de Bari (Italie), Malte, et Bruxelles en 1992, avec le thème « Europe, religions et paix ». En 1993, le pèlerinage s’est arrêté à Milan et les années suivantes à Assise et à Florence.

Une réunion particulière s’est tenue à Jérusalem, en 1995, au cœur de la Ville Sainte, sur le thème « Ensemble à Jérusalem : juifs, chrétiens et musulmans ». En 1998, l’exceptionnelle rencontre de Bucarest « La paix est le nom de Dieu : Dieu, l’homme et les peuples » a ouvert la voie à la première visite de Jean Paul II dans un pays orthodoxe, quelques mois plus tard.

Enfin, des rencontres ont aussi eu lieu à Lisbonne, Barcelone, Palerme, Aix-la-Chapelle, Milan et Lyon…

L’importance de ce rendez-vous est indiscutable, à juste titre, de nombreux chefs d’Etats et de gouvernements d’Afrique et du reste du monde sont attendus dans cette ville de Naples, au cœur de la Méditerranée.

Jean Christian Kombila