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Liturgie des Rameaux 2011


 
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Première lecture

Isaïe 50,4-7

Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.
Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé.
J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats.
Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume responsorial

 

Psaume 21 (22)

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? Loin de me sauver, les paroles que je rugis!

Mon Dieu, le jour j'appelle et tu ne réponds pas, la nuit, point de silence pour moi.

Et toi, le Saint, qui habites les louanges d'Israël!

en toi nos pères avaient confiance, confiance, et tu les délivrais,

vers toi ils criaient, et ils échappaient, en toi leur confiance, et ils n'avaient pas honte.

Et moi, ver et non pas homme, risée des gens, mépris du peuple,

tous ceux qui me voient me bafouent, leur bouche ricane, ils hochent la tête

"Il s'est remis à Yahvé, qu'il le délivre! qu'il le libère, puisqu'il est son ami!"

C'est toi qui m'as tiré du ventre, ma confiance près des mamelles de ma mère;

sur toi je fus jeté au sortir des entrailles; dès le ventre de ma mère, mon Dieu c'est toi.

Ne sois pas loin : proche est l'angoisse, point de secours!

Des taureaux nombreux me cernent, de fortes bêtes de Bashân m'encerclent;

contre moi bâille leur gueule, lions lacérant et rugissant.

Comme l'eau je m'écoule et tous mes os se disloquent; mon cœur est pareil à la cire, il fond au milieu de mes viscères;

mon palais est sec comme un tesson, et ma langue collée à ma mâchoire. Tu me couches dans la poussière de la mort.

Des chiens nombreux me cernent, une bande de vauriens m'entoure; comme pour déchiqueter mes mains et mes pieds.

Je peux compter tous mes os, les gens me voient, ils me regardent;

ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.

Mais toi, Yahvé, ne sois pas loin, ô ma force, vite à mon aide;

délivre de l'épée mon âme, de la patte du chien, mon unique;

sauve-moi de la gueule du lion, de la corne du taureau, ma pauvre âme.

J'annoncerai ton nom à mes frères, en pleine assemblée je te louerai

"Vous qui craignez Yahvé, louez-le, toute la race de Jacob, glorifiez-le, redoutez-le, toute la race d'Israël."

Car il n'a point méprisé, ni dédaigné la pauvreté du pauvre, ni caché de lui sa face, mais, invoqué par lui, il écouta.

De toi vient ma louange dans la grande assemblée, j'accomplirai mes vœux devant ceux qui le craignent.

"Les pauvres mangeront et seront rassasiés. Ils loueront Yahvé, ceux qui le cherchent "que vive votre cœur à jamais!"

Tous les lointains de la terre se souviendront et reviendront vers Yahvé; toutes les familles des nations se prosterneront devant lui.

À Yahvé la royauté, au maître des nations!

Oui, devant lui seul se prosterneront tous les puissants de la terre, devant lui se courberont tous ceux qui descendent à la poussière et pour celui qui ne vit plus,

sa lignée le servira, elle annoncera le Seigneur aux âges

à venir, elle racontera aux peuples à naître sa justice il l'a faite!

Deuxième lecture

Philippiens 2,6-11

Lui, de condition divine, ne retient pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu.
Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme,
il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix !
Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom,
pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,
et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est SEIGNEUR, à la gloire de Dieu le Père.

Lecture de l'Évangile

Matthieu 26,14-27,66

Alors l'un des Douze, appelé Judas Iscariote, se rendit auprès des grands prêtres
et leur dit : " Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai ? " Ceux-ci lui versèrent trente pièces d'argent.
Et de ce moment il cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour des Azymes, les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : " Où veux-tu que nous te préparions de quoi manger la Pâque ? "
Il dit : " Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : "Le Maître te fait dire : Mon temps est proche, c'est chez toi que je vais faire la Pâque avec mes disciples". "
Les disciples firent comme Jésus leur avait ordonné et préparèrent la Pâque.
Le soir venu, il était à table avec les Douze.
Et tandis qu'ils mangeaient, il dit : " En vérité je vous le dis, l'un de vous me livrera. "
Fort attristés, ils se mirent chacun à lui dire : " Serait-ce moi, Seigneur ? "
Il répondit : " Quelqu'un qui a plongé avec moi la main dans le plat, voilà celui qui va me livrer !
Le Fils de l'homme s'en va selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme-là par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître ! "
À son tour, Judas, celui qui allait le livrer, lui demanda : " Serait-ce moi, Rabbi ? " - " Tu l'as dit ", répond Jésus.
Or, tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : " Prenez, mangez, ceci est mon corps. "
Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : " Buvez-en tous ;
car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés.
Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père. "
Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Alors Jésus leur dit : " Vous tous, vous allez succomber à cause de moi, cette nuit même. Il est écrit en effet : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.
Mais après ma résurrection je vous précéderai en Galilée. "
Prenant la parole, Pierre lui dit : " Si tous succombent à cause de toi, moi je ne succomberai jamais. "
Jésus lui répliqua : " En vérité je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. "
Pierre lui dit : " Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas. " Et tous les disciples en dirent autant.
Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : " Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas. "
Et prenant avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse.
Alors il leur dit : " Mon âme est triste à en mourir, demeurez ici et veillez avec moi. "
Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : " Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. "
Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : " Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l'esprit est ardent, mais la chair est faible. "
À nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier : " Mon Père, dit-il, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! "
Puis il vint et les trouva à nouveau en train de dormir ; car leurs yeux étaient appesantis.
Il les laissa et s'en alla de nouveau prier une troisième fois, répétant les mêmes paroles.
Alors il vient vers les disciples et leur dit : " Désormais vous pouvez dormir et vous reposer : voici toute proche l'heure où le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons ! Voici tout proche celui qui me livre. "
Comme il parlait encore, voici Judas, l'un des Douze, et avec lui une bande nombreuse armée de glaives et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.
Or le traître leur avait donné ce signe : " Celui à qui je donnerai un baiser, c'est lui ; arrêtez-le. "
Et aussitôt il s'approcha de Jésus en disant : " Salut, Rabbi ! ", et il lui donna un baiser.
Mais Jésus lui dit : " Ami, fais ta besogne. " Alors, s'avançant, ils mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.
Et voilà qu'un des compagnons de Jésus, portant la main à son glaive, le dégaina, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l'oreille.
Alors Jésus lui dit : " Rengaine ton glaive ; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d'anges ?
Comment alors s'accompliraient les Écritures d'après lesquelles il doit en être ainsi ? "
À ce moment-là Jésus dit aux foules : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons pour me saisir ? Chaque jour j'étais assis dans le Temple, à enseigner, et vous ne m'avez pas arrêté. "
Or tout ceci advint pour que s'accomplissent les Écritures des prophètes. Alors les disciples l'abandonnèrent tous et prirent la fuite.
Ceux qui avaient arrêté Jésus l'emmenèrent chez Caïphe le Grand Prêtre, où se réunirent les scribes et les anciens.
Quant à Pierre, il le suivait de loin, jusqu'au palais du Grand Prêtre ; il pénétra à l'intérieur et s'assit avec les valets, pour voir le dénouement.
Or, les grands prêtres et le Sanhédrin tout entier cherchaient un faux témoignage contre Jésus, en vue de le faire mourir ;
et ils n'en trouvèrent pas, bien que des faux témoins se fussent présentés en grand nombre. Finalement il s'en présenta deux,
qui déclarèrent : " Cet homme a dit : Je puis détruire le Sanctuaire de Dieu et le rebâtir en trois jours. "
Se levant alors, le Grand Prêtre lui dit : " Tu ne réponds rien ? Qu'est-ce que ces gens attestent contre toi ? "
Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit : " Je t'adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. "
" Tu l'as dit, lui dit Jésus. D'ailleurs je vous le déclare : dorénavant, vous verrez le Fils de l'homme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel. "
Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements en disant : " Il a blasphémé ! qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Là, vous venez d'entendre le blasphème !
Qu'en pensez-vous ? " Ils répondirent : " Il est passible de mort. "
Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d'autres lui donnèrent des coups
en disant : " Fais le prophète, Christ, dis-nous qui t'a frappé. "
Cependant Pierre était assis dehors, dans la cour. Une servante s'approcha de lui en disant : " Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. "
Mais lui nia devant tout le monde en disant : " Je ne sais pas ce que tu dis. "
Comme il s'était retiré vers le porche, une autre le vit et dit à ceux qui étaient là : " Celui-là était avec Jésus le Nazôréen. "
Et de nouveau il nia avec serment : " Je ne connais pas cet homme. "
Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent et dirent à Pierre : " Sûrement, toi aussi, tu en es : et d'ailleurs ton langage te trahit. "
Alors il se mit à jurer avec force imprécations : " Je ne connais pas cet homme. " Et aussitôt un coq chanta.
Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : " Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois. " Et, sortant dehors, il pleura amèrement.
Le matin étant arrivé, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent un conseil contre Jésus, en sorte de le faire mourir.
Et, après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate le gouverneur.
Alors Judas, qui l'avait livré, voyant qu'il avait été condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens :
" J'ai péché, dit-il, en livrant un sang innocent. " Mais ils dirent : " Que nous importe ? À toi de voir. "
Jetant alors les pièces dans le sanctuaire, il se retira et s'en alla se pendre.
Ayant ramassé l'argent, les grands prêtres dirent : " Il n'est pas permis de le verser au trésor, puisque c'est le prix du sang. "
Après délibération, ils achetèrent avec cet argent le " champ du potier " comme lieu de sépulture pour les étrangers.
Voilà pourquoi ce champ-là s'est appelé jusqu'à ce jour le " Champ du Sang ".
Alors s'accomplit l'oracle de Jérémie le prophète : Et ils prirent les trente pièces d'argent, le prix du Précieux qu'ont apprécié des fils d'Israël,
et ils les donnèrent pour le champ du potier, ainsi que me l'a ordonné le Seigneur.
Jésus fut amené en présence du gouverneur et le gouverneur l'interrogea en disant : " Tu es le Roi des Juifs ? " Jésus répliqua : " Tu le dis. "
Puis, tandis qu'il était accusé par les grands prêtres et les anciens, il ne répondit rien.
Alors Pilate lui dit : " N'entends-tu pas tout ce qu'ils attestent contre toi ? "
Et il ne lui répondit sur aucun point, si bien que le gouverneur était fort étonné.
À chaque Fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu'elle voulait.
On avait alors un prisonnier fameux, nommé Barabbas.
Pilate dit donc aux gens qui se trouvaient rassemblés : " Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus que l'on appelle Christ ? "
Il savait bien que c'était par jalousie qu'on l'avait livré.
Or, tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : " Ne te mêle point de l'affaire de ce juste ; car aujourd'hui j'ai été très affectée dans un songe à cause de lui. "
Cependant, les grands prêtres et les anciens persuadèrent aux foules de réclamer Barabbas et de perdre Jésus.
Prenant la parole, le gouverneur leur dit : " Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? " Ils dirent : " Barabbas. "
Pilate leur dit : " Que ferai-je donc de Jésus que l'on appelle Christ ? " Ils disent tous : " Qu'il soit crucifié ! "
Il reprit : " Quel mal a-t-il donc fait ? " Mais ils criaient plus fort : " Qu'il soit crucifié ! "
Voyant alors qu'il n'aboutissait à rien, mais qu'il s'ensuivait plutôt du tumulte, Pilate prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : " Je ne suis pas responsable de ce sang ; à vous de voir ! "
Et tout le peuple répondit : " Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! "
Alors il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, après l'avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié.
Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte.
L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate,
puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : " Salut, roi des Juifs ! "
et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête.
Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix.
Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne,
ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; il en goûta et n'en voulut point boire.
Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
Puis, s'étant assis, ils restaient là à le garder.
Ils placèrent aussi au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé : " Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. "
Alors sont crucifiés avec lui deux brigands, l'un à droite et l'autre à gauche.
Les passants l'injuriaient en hochant la tête
et disant : " Toi qui détruis le Sanctuaire et en trois jours le rebâtis, sauve-toi toi-même, si tu es fils de Dieu, et descends de la croix. "
Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens :
" Il en a sauvé d'autres et il ne peut se sauver lui-même ! Il est roi d'Israël : qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui !
Il a compté sur Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s'il s'intéresse à lui ! Il a bien dit : Je suis fils de Dieu ! "
Même les brigands crucifiés avec lui l'outrageaient de la sorte.
À partir de la sixième heure, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.
Et vers la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : " Éli, Éli, lema sabachtani ? ", c'est-à-dire : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? "
Certains de ceux qui se tenaient là disaient en l'entendant : " Il appelle Élie, celui-ci ! "
Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire.
Mais les autres lui dirent : " Laisse ! que nous voyions si Élie va venir le sauver ! "
Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l'esprit.
Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent,
les tombeaux s'ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent :
ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.
Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d'une grande frayeur et dirent : " Vraiment celui-ci était fils de Dieu ! "
Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient,
entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph, qui s'était fait, lui aussi, disciple de Jésus.
Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît.
Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre
et le mit dans le tombeau neuf qu'il s'était fait tailler dans le roc ; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla.
Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.
Le lendemain, c'est-à-dire après la Préparation, les grands prêtres et les Pharisiens se rendirent en corps chez Pilate
et lui dirent : " Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant : "Après trois jours je ressusciterai ! "
Commande donc que le sépulcre soit tenu en sûreté jusqu'au troisième jour, pour éviter que ses disciples ne viennent le dérober et ne disent au peuple : "Il est ressuscité des morts ! " Cette dernière imposture serait pire que la première. "
Pilate leur répondit : " Vous avez une garde ; allez et prenez vos sûretés comme vous l'entendez. "
Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde.

 

Homélie

 

La Sainte Semaine s’ouvre par la mémoire de l’entrée à Jérusalem. Le voyage de Jésus, commencé en Galilée, tourne à sa fin. La dernière étape – nous dit l’évangile de saint Matthieu – c’est Betphagé, sur le mont des Oliviers. Jésus s’arrête et il envoie deux de ses disciples lui préparer une monture. Il veut entrer à Jérusalem comme il ne l’avait encore jamais fait auparavant. Le Messie, qui jusqu’à ce moment-là s’était tenu à l’écart, prend maintenant possession de la ville sainte et du temple, révélant ainsi sa mission de véritable nouveau berger d’Israël. Il est vrai que cela – et il le sait bien – le mènera à la mort. Il n’entre pas sur un char tel le chef d’une armée de libération, bien qu’il emploie la monture des souverains de l’antiquité : un poulain (cfr Gn 49,11). L’ânon n’est pas le signe d’une pauvreté ou d’une moindre dignité; c’est plutôt le contraire. Jésus connaissait ce qui est écrit au livre de Zacharie : «Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune»  (9,9).

Jésus entre à Jérusalem en tant que roi. Les gens semblent en avoir l’intuition et ils se mettent à étendre leurs manteaux tout au long de la route, comme c’était l’usage en orient, au passage du souverain. Les branches d’olivier elles-mêmes, que l’on prenait dans les champs et dont on parsemait le parcours, servaient de tapis. Le cri d’«Hosanna!» (en hébreu cela veut dire «sauve-nous») exprime le besoin de salut et de secours qu’éprouvaient les gens. Un sauveur venait enfin parmi eux. Jésus entre à Jérusalem, et dans nos cités d’aujourd’hui, comme celui qui peut, seul, nous faire sortir des esclavages et nous faire participer à une vie plus humaine et solidaire. Son visage n’est pas celui d’un fort ou d’un puissant, mais celui d’un homme doux et humble.  Six jours suffisent pour que ce soit clair pour tous: le visage de Jésus sera celui d’un crucifié, d’un vaincu. Et c’est le paradoxe du Dimanche des Rameaux qui nous fait vivre, tout ensemble, le triomphe et la passion de Jésus. De fait, la liturgie, par le récit de l’évangile de la Passion, qui suit celui de l’entrée à Jérusalem, veut pour ainsi dire raccourcir le temps et nous montrer d’emblé le véritable visage de ce roi. La seule couronne qu’on placera sur sa tête dans les heures à venir, c’est celle d’épines; son sceptre, un roseau; sa tenue, un manteau écarlate pour se moquer. Comme ils sont vrais ces mots de saint Paul: «Lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu; mais au contraire il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur»! (Ph 2,6-7).

Ces rameaux d’olivier, qui sont aujourd’hui le signe de la fête, dans quelques jours, au jardin où il avait l’habitude de se retirer en prière, le verront suer le sang dans l’angoisse de la mort. Jésus ne fuit pas, il prend sa croix et c’est avec elle qu’il monte au Golgotha où il est crucifié.  Cette même mort qui aux yeux de beaucoup est apparue comme un échec, a été en réalité sa victoire: c’était l’achèvement logique d’une vie toute dépensée pour le Seigneur. Dieu seul pouvait vivre et mourir de cette manière-là, à savoir en s’oubliant afin de se donner totalement aux autres.  Une belle tradition veut que chacun emporte chez lui une branche d’olivier béni, après avoir chanté avec les enfants des juifs: «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur». C’est la mémoire du jour de l’entrée de Jésus à Jérusalem. Ce petit rameau est le signe de la paix. Mais il doit aussi nous rappeler le besoin qu’a Jésus de notre compagnie. C’est justement sous ces oliviers de Gethsémani que Jésus, pris par l’angoisse de la mort, souhaite que les siens demeurent à ses côtés. Et combien sont amers ces mots qu’il adresse à Pierre: «Ainsi, vous n’avez pas eu la force de ville une heure avec moi» (Mt 26,40). Que ce rameau d’olivier soit le signe de notre engagement à demeurer à son côté, surtout pendant ces jours-ci. C’est une belle manière de consoler un homme qui va mourir pour nous tous.



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