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8 janvier
2002
Inquiétante
hausse des exécutions "volontaires" aux Etats-Unis
WASHINGTON - Face à un durcissement des conditions de détention dans les
"couloirs de la mort" aux Etats-Unis, de plus en plus de condamnés
réclament d'être exécutés rapidement et renoncent à déposer des
recours, estiment les avocats et opposants à la peine capitale.
Les
condamnés souffrent notamment de l'isolement et, plutôt que de sombrer
dans la dépression ou d'être frappés par d'autres maladies mentales, préfèrent
la mort.
Selon une
étude d'Amnesty International diffusée au printemps dernier, 90 personnes
ont demandé à être exécutées depuis le feu vert au rétablissement de
la peine de mort prononcé par la Cour suprême en 1976. Mais les deux
tiers de ces exécutions "volontaires" ont été effectuées
depuis 1994.
En
Arizona, les conditions de détention des condamnés à mort ont été
modifiées en 1997. Les détenus ont été transférés dans un centre de
"sécurité supermaximum" où ils sont enfermés dans de petites
cellules, totalement solitaires 23 heures par jour.
En
Oklahoma, Etat au premier rang des exécutions en 2001 (18) juste devant le
Texas, les condamnés à mort ont été déplacés ces dernières années
dans une installation en sous-sol où ils ne voient jamais la lumière du
jour.
En
Floride, un filet vient d'être placé devant les cellules des couloirs de
la mort et les condamnés ne voient plus au dehors. Les stylos à plume et
crayons à dessin sont également interdits depuis 1999, toujours pour des
raisons de sécurité.
Au moins
quatre exécutions "volontaires" sont programmées dans cet Etat,
dont la première dès le 7 février.
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