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La justice suspend au dernier moment l'execution de deux mineurs

TEHERAN, 18 jan - La justice ultra-conservatrice iranienne a ordonne de surseoir au dernier moment a l'execution de deux Iraniens condamnes pour des faits commis alors qu'ils etaient mineurs et qui devaient etre pendus mercredi, ont rapporte mardi les agences de presse Irna et Isna.

Les deux freres Shahram et Farhang Pourmansouri, qui avaient respectivement environ 17 ans et un peu moins de 18 ans au moment des faits, ont ete condamnes a la peine capitale pour avoir participe a une tentative de detournement d'avion en novembre 2000.

Le chef de la bande, leur beau-frere Khaled Hardani, 33 ans, devait egalement etre pendu mercredi.

Mais le chef de l'autorite judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachemi Chahroudi, a ordonne de suspendre l'application du verdict en attendant que le dossier soit reexamine, selon l'agence officielle Irna.

Selon Irna et Isna, l'agence estudiantine, citant un porte-parole de la justice, Shahram et Farhang Pourmansouri ont echappe au gibet parce qu'ils etaient mineurs quand ils ont pris part au detournement d'un vol entre Ahvaz et Bandar Abbas.

En outre, selon leur avocat Mahmoud Alizadeh, de tels crimes sont habituellement punis de 3 a 15 ans de prison.

Trois membres d'equipage ont ete blesses dans la tentative de detournement avortee avant que l'avion n'arrive sans encombre a la destination prevue.

L'Union europeenne, entre autres, s'alarme des executions de mineurs en Iran. Dans une resolution adoptee le 28 octobre, le parlement europeen ecrivait que 25 mineurs avaient ete condamnes a mort "au cours de la seule annee ecoulee".

Le porte-parole de la justice Jamal Karimi-Rad a assure le 11 janvier qu'il n'y avait pas de lapidation ni d'execution de mineurs en Iran, meme s'il arrivait a la cour supreme de casser des peines de lapidation prononcees en premiere instance.

La justice dit avoir remis au gouvernement un projet de loi interdisant la peine de mort et la flagellation des accuses mineurs au moment des faits.

Sur les incitations des instances europeennes et occidentales, la Republique islamique semble avoir au moins pour le moment renonce a la lapidation.

La justice a suspendu l'application de plusieurs peines de lapidation au cours des derniers mois.