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Les pauvres et les exclus ont besoin de quelqu’un qui se fasse pour eux «paraclet», c’est-à-dire consolateur et défenseur.

6 Juin 2017

Les paroles du Pape François

comme l’Esprit Saint le fait avec chacun de nous, nous devons nous aussi...

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L’Esprit Saint ne nous rend pas seulement capables d’espérer, mais également d’être semeurs d’espérance, d’être nous aussi — comme Lui et grâce à Lui — des «paraclets», c’est-à-dire des consolateurs et des défenseurs de nos frères, des semeurs d’espérance. Un chrétien peut semer des amertumes, peut semer des perplexités, et cela n’est pas chrétien, et ceux qui font cela ne sont pas de bons chrétiens. Il sème l’espérance: il sème l’huile de l’espérance, et non pas le vinaigre de l’amertume et du désespoir.

Le bienheureux cardinal Newman, dans l’un de ses discours, disait aux fidèles: «Instruits par notre souffrance même, par notre douleur même, et même par nos propres péchés, nous aurons l’esprit et le cœur rompus à toute œuvre d’amour envers ceux qui en ont besoin. Nous serons, dans la mesure de nos capacités, consolateurs à l’image du Paraclet — c’est-à-dire de l’Esprit Saint —, et dans tous les sens que ce terme comporte: avocats, assistants, porteurs de réconfort. Nos paroles et nos conseils, notre façon de faire, notre voix, notre regard, seront doux et tranquillisants» (Parochial and Plain Sermons, vol. V, Londres 1870, pp. 300s.). Et ce sont surtout les pauvres, les exclus, ceux qui ne sont pas aimés qui ont besoin de quelqu’un qui se fasse pour eux «paraclet», c’est-à-dire consolateur et défenseur, comme l’Esprit Saint le fait avec chacun de nous, qui sommes ici sur cette place, consolateur et défenseur. Nous devons faire la même chose avec les nécessiteux, avec ceux qui sont mis au rebut, avec ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui souffrent le plus. Défenseurs et consolateurs!

extrait du discours du Pape François à l'Audience générale, Rome, place Saint Pierre, le 31/05/2017