Prière avec Marie, mère du Seigneur

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Mémoire des saints Antoine et Théodose, fondateurs du monastère de La Laure des Grottes de Kiev (+1073), pères des moines russes et ukrainiens. Souvenir des chrétiens en Ukraine et en Russie.


Lecture de la Parole de Dieu

Alléluia, alléluia, alléluia.

L'Esprit du Seigneur est sur toi.
Celui qui naîtra de toi sera saint.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Exode 14,21-31

Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.

 

Alléluia, alléluia, alléluia.

Nous sommes, Seigneur, tes serviteurs
qu'il nous advienne selon ta Parole.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Moïse, fort de la compagnie de Dieu, étend la main sur la mer, et celle-ci s'ouvre. Dans le Talmud, la sagesse d'Israël commente ainsi ce passage : les eaux ne s'ouvrirent que quand le premier juif entra dans l'eau. Le croyant, comme Moïse, se fie à Dieu et n'attend pas d'être sûr, d'avoir toutes les réponses par avance. Se fier au Seigneur ne signifie pas toutefois être passif. Moïse affronte la mer, convainc les siens, les presse, malgré leurs peurs et leurs résistances, celles explicites de la nostalgie et celles cachées qui éteignent l'espérance, qui " contristent " l'Esprit, comme dirait l'apôtre Paul. Le croyant se remet entre les mains du Seigneur, conscient qu'Il ne l'abandonnera pas, que son amour est fidèle et délivre des mains des ennemis. Le croyant fait confiance au Seigneur non pas parce qu'il a déjà tout obtenu, mais parce qu'il sait que le Seigneur ne le privera de rien. Les eaux de la mer rouge sont, comme le récite la liturgie de Pâque, la préfiguration du futur peuple des baptisés, de ceux que Dieu choisit et prend avec lui, les arrachant ainsi au mal et les rassemblant en un peuple. Israël se rendit compte de l'action de la main puissante du Seigneur qui l'avait libéré de l'esclavage en Egypte, et Moïse en était le signe visible. Ainsi en est-il de la communauté des croyants. C'est également à travers son œuvre que le Seigneur libère de nombreuses personnes de la servitude de ce monde. Le Seigneur continue, aujourd'hui encore, à travers les " mains " de son peuple qui écoute et suit l'Evangile, d'opérer des " miracles " et des prodiges.