Prière avec Marie, mère du Seigneur

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Lecture de la Parole de Dieu

Alléluia, alléluia, alléluia.

L'Esprit du Seigneur est sur toi.
Celui qui naîtra de toi sera saint.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Esdras 6,7-8.12-20

Laissez le gouverneur de Juda et les anciens des Juifs travailler à cette Maison de Dieu : ils doivent la rebâtir sur son emplacement.
Voici mes ordres concernant votre ligne de conduite envers les anciens des Juifs pour la reconstruction de cette Maison de Dieu : les dépenses de ces gens leur seront remboursées, exactement et sans interruption, sur les fonds royaux, c’est-à-dire sur l’impôt de la province.
Que le Dieu qui fait résider son nom à Jérusalem renverse tout roi et tout peuple qui, transgressant cet édit, étendra la main pour détruire cette Maison de Dieu qui est à Jérusalem. Moi, Darius, j’ai donné cet ordre. Qu’il soit strictement exécuté ! »
Alors Tatnaï, gouverneur de Transeuphratène, Shetar-Boznaï et leurs collègues exécutèrent strictement l’ordre envoyé par le roi Darius.
Les anciens des Juifs continuèrent avec succès les travaux de construction, encouragés par la parole des prophètes Aggée et Zacharie le fils d’Iddo. Ils achevèrent la construction conformément à l’ordre du Dieu d’Israël, selon les décrets de Cyrus et de Darius.
La Maison de Dieu fut achevée le troisième jour du mois nommé Adar, dans la sixième année du règne de Darius.
Les fils d’Israël, les prêtres, les lévites et le reste des rapatriés célébrèrent dans la joie la dédicace de cette Maison de Dieu.
Ils immolèrent, pour cette dédicace, cent taureaux, deux cents béliers, quatre cents agneaux et, en sacrifice pour le péché de tout Israël, douze boucs, d’après le nombre des tribus d’Israël.
Puis ils installèrent les prêtres selon leurs classes, et les lévites selon leurs groupes, pour le service de Dieu à Jérusalem, suivant les prescriptions du livre de Moïse.
Les rapatriés célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois.
Tous les prêtres et tous les lévites, sans exception, s’étaient purifiés : tous étaient purs. Ils immolèrent donc la Pâque pour tous les rapatriés, pour leurs frères les prêtres, et pour eux-mêmes.

 

Alléluia, alléluia, alléluia.

Nous sommes, Seigneur, tes serviteurs
qu'il nous advienne selon ta Parole.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Nous en sommes à la reconstruction du temple. Le récit est dramatisé. L'intérêt de l'auteur n'est pas de rapporter avec la précision de l'historien les événements dont les détails nous semblent parfois anachroniques et contradictoires, mais de montrer qu'au terme des travaux du temple, on est parvenu à l'accomplissement d'une longue histoire qui avait commencé avec l'oppression des rois assyriens qui avait provoqué la destruction du temple. Maintenant tout est achevé. La promesse que le Seigneur avait faite à David est menée à son accomplissement. Dieu n'oublie pas sa Parole. Celle-ci parvient à ses fins malgré le péché de certains membres du peuple d'Israël et malgré les vicissitudes de l'histoire qui semblent entraver le plan du Seigneur. C'est ainsi que, non seulement on peut construire le temple, cœur de la présence de Dieu au milieu de son peuple, mais on peut aussi célébrer les fêtes. La joie et l'unité du peuple autour du Seigneur sont les traits caractéristiques de tout moment de fête : " Les Israélites, les prêtres, les lévites et le reste des rapatriés célébrèrent dans la joie la dédicace du temple ". C'est une joie qui se prolonge. On la renouvelle pendant " sept jours ", c'est-à-dire toujours : " Ils célébrèrent avec joie pendant sept jours la fête des Azymes, car Yahvé les avait remplis de joie ". En effet, on ne peut se tenir en présence du Seigneur dans la tristesse de ceux qui ne connaissent pas sa protection. Habiter dans le lieu où la présence de Dieu se manifeste signifie être délivré du poids de cette tristesse et de cette solitude qu'engendre l'amour de soi-même. Cette joie se manifeste en particulier à l'occasion des fêtes de Pâques et des Azymes, que la tradition juive ensuite unifiera. Celles-ci célébraient la libération d'Israël de l'esclavage en Égypte renforçant ainsi la foi dans le Seigneur, le Dieu qui libère de toute servitude. Chaque fois que l'on fait mémoire de la libération, on recommence à servir le Seigneur avec joie et à se laisser conduire par lui et par sa loi. La fête du temple reconstruit ne pouvait débuter qu'ainsi : par la louange du Seigneur, en faisant mémoire de la liberté recouvrée et en se rassemblant comme un peuple uni à la présence du Seigneur.