Prière pour l’Eglise

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Lecture de la Parole de Dieu

Alléluia, alléluia, alléluia.

Je suis le Bon Pasteur,
mes brebis entendent ma voix.
Elles deviendront un seul troupeau
et un seul enclos.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Osée 11,1-4.8-9

Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Quand je l’ai appelé, il s’est éloigné pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles.
C’est moi qui lui apprenais à marcher, en le soutenant de mes bras, et il n’a pas compris que je venais à son secours.
Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ; je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ?
Vais-je t’abandonner, Éphraïm, et te livrer, Israël ? Vais-je t’abandonner comme Adma, et te rendre comme Seboïm ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent.
Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.

 

Alléluia, alléluia, alléluia.

Je vous donne un commandement nouveau:
aimez-vous les uns les autres.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Ce passage décrit les soins paternels et maternels que Dieu prodigue à Israël son fils. C'est l'une des pages les plus émouvantes de toutes les Saintes Écritures. Le pape François en rappelle explicitement certaines expressions dans la Bulle d'indiction de l'année sainte de la miséricorde : « Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent », dit le Seigneur en regardant Israël. Il s'est en effet montré ici comme un père dans toute sa tendresse envers son enfant depuis qu'Israël est tout-petit : « J'ai aimé Israël dès son enfance et pour le faire sortir d'Égypte j'ai appelé mon fils ». Le prophète fait commencer l'histoire de l'élection d'Israël par la libération de l'Égypte. Déjà dans le livre de l'Exode, en effet, nous rencontrons l'image de Dieu père : « Israël est mon premier-né » (Ex 4, 22-23). Dans cette page d'Osée, nous entendons la plainte d'un père trahi par son fils, malgré son amour viscéral à son égard. C'est le même appel initial de Dieu jailli d'un cœur qui aime et qui veut confier à son fils une mission extraordinaire. C'est pourquoi il le libère de l'esclavage et prend soin de lui, le faisant grandir, lui apprenant à marcher pas à pas, l'attirant à lui par des liens de bonté et se penchant sur lui pour le nourrir. Ce père, que n'a-t-il pas fait pour son fils ? C'est une page que nous pouvons nous appliquer à nous également. Le Seigneur a pris soin de nous aussi. Son appel nous a introduits dans son peuple, dans sa famille, participant à la communauté des croyants. Nous avons une mère, l'Église. Les pères de la première Église disaient : « On ne peut avoir Dieu pour père si on n'a pas l'Église pour mère ». C'est le plus grand des dons que Dieu nous a faits. Pourtant, il n'est pas rare que nous agissions comme Israël : nous ne cessons de suivre nos instincts en nous éloignant de Dieu. Mais le Seigneur n'abandonne pas son rêve sur nous, le rêve de nous rendre libres de tout esclavage du monde pour être des témoins de son amour extraordinaire parmi tous les peuples. Malgré nos trahisons, il vient à nouveau nous appeler, nous suivre, nous pardonner et nous attirer à lui. Aucun père au monde ne saurait avoir cette attitude si longtemps. Dieu pourtant ne cesse de s'émouvoir et il nous assure : « Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère ». Et il ne cesse de frémir d'amour pour nous, nous poursuivant et nous parlant jusqu'à ce que nous revenions à lui en nous laissant envelopper par sa miséricorde.