news

Non aux armes, la paix est jeune : manifestation des Jeunes pour la Paix à Rome le 4 mai

3 Mai 2018 - ROME, ITALIE

Jeunesse pour la Paix
Paix

Lycéens, étudiants, jeunes « nouveaux européens », réfugiés de la Syrie. Des voix s’élèvent contre la guerre et la violence.

Partager Sur

Le mouvement lancé aux Etats-Unis par des jeunes contre la violence des armes, March for our lives, qui a mobilisé 800 000 personnes à la suite de la fusillade de Parkland, a inspiré la manifestation « la paix est jeune », initiée par les Jeunes pour la Paix et par le mouvement des étudiants participant à « l’alternance école-travail » (programme du ministère de l’Education italien qui permet aux élèves du lycée de faire un stage dans une entreprise ou de s’engager au service d’une association) avec la Communauté de Sant’Egidio, vendredi 4 mai à 16h30 à l’ITIS Galilei de Rome. Des centaines de jeunes sont attendus, de différents quartiers de Rome, pour envoyer ensemble un message contre toute forme de violence et contre la guerre. Ce sera l’occasion d’entendre plusieurs interventions de jeunes ainsi que des récits sur la guerre ; il sera également fait mémoire des victimes des armes lors d’un flashmob.

Au cours de la manifestation, des groupes de Jeunes pour la Paix et des élèves engagés dans « l’alternance école-travail » avec la Communauté de Sant’Egidio présenteront les résultats de l’enquête sur les jeunes et la violence qui a associé des milliers d’élèves, au moment précis où les dépenses militaires dans le monde atteignent un nouveau record.

Des vidéos, des affiches et des tests, réalisés par les élèves, transmettront les messages du mouvement, qui désire vivre une dimension très concrète de la paix. Les jeunes ont les idées claires. Les nombreuses situations de violence dans le monde et en Italie les conduisent à faire sentir leur voix : « trop, c’est trop ! Il faut agir ! »

La diffusion des armes aux Etats-Unis est le symbole de l’illusion de pouvoir répondre à la peur par la violence. C’est une tentation également présente en Italie, et pourtant peu d’actions de prévention, même culturelle, sont faites. Les jeunes ressentent l’exigence de faire un discours sur la paix, qui se nourrisse des paroles des plus grands hommes ayant eu un rêve pour changer le monde, comme Martin Luther King, mort il y a cinquante ans cette année. Les organisateurs relèvent le défi de déraciner les préjugés et la résignation des jeunes, en particulier de ceux qui ont perdu l’espérance en un futur meilleur.

L’instrument choisi est le récit des expériences qui ont vaincu le racisme et la violence. Certains des organisateurs sont de jeunes syriens arrivés avec les couloirs humanitaires, qui ont connu l’horreur de la guerre et le drame de la vie des réfugiés.
La proposition de ces jeunes lycéens et étudiants pour les autres jeunes est d’ouvrir dans la ville des espaces qui comblent le vide de propositions et d’idées. Il manque souvent des paroles qui aident à comprendre le monde : le racisme se diffuse « de bouche à oreille ».
Les Jeunes pour la Paix sont un mouvement de jeunes liés à la Communauté de Sant’Egidio. Ce sont des jeunes concrètement engagés dans le changement de la ville et de l’école en diffusant une culture de la paix et de la solidarité à partir des personnes les plus marginalisées : enfants, personnes âgées et sans domicile.

Dans la périphérie de Rome, avec les élèves de « l’alternance école-travail », ils tiennent 25 centres gratuits pour le soutien à l’éducation des enfants, connus sous le nom d’« écoles de la paix ». D’autres visitent chaque semaine des centaines de personnes âgées vivant en maisons de retraite. Toute l’année, certains Jeunes pour la Paix sont également engagés dans l’aide aux personnes vivant dans la rue.