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Les aides de Sant’Egidio aux familles de réfugiés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie, qui cherchent la paix en Europe

28 Juillet 2016 - RÖSZKE, HONGRIE

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Les distributions de denrées alimentaires et de vêtements aux enfants et à leurs familles syriennes et irakiennes bloquées sur la frontière européenne se poursuivent.

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En dépit de la baisse d'attention des médias, la situation des réfugiés campant sur la frontière entre la Serbie et la Hongrie reste très difficile. Ce mois-ci, une délégation de la Communauté de Sant'Egidio de Budapest, Pécs et Monor est retournée visiter les réfugiés installés à l'abri de ce mur qui sépare la Serbie de la Hongrie, aujourd'hui encore théâtre de tragédies humaines, avec des gens en fuite à la recherche d'un avenir de paix.

Malgré la fermeture de la frontière aux migrants décidée par le gouvernement hongrois, la collecte de denrées alimentaires et de vêtements lancée par la Communauté de Sant'Egidio en Hongrie a rencontré la générosité de très nombreux Hongrois, qui ont choisi d'aider les réfugiés.

La première étape a été Röszke, du côté hongrois, où vivent sous tente des réfugiés provenant d'Afghanistan et d'Irak. L'un d'eux a décrit la situation sanitaire précaire du camp, avec très peu d'accès à l'eau et pas même de toilettes. Un autre a dit son inquiétude de ne pouvoir rejoindre son épouse enceinte en Autriche. Parmi eux également une petite fille de 10 ans, qui montre une feuille sur laquelle elle a écrit en anglais : « J'aime la Hongrie, mais la Hongrie ne m'aime pas ». Ce fut une journée particulière pour les enfants du camp, heureux de jouer et de parler avec leurs nouveaux amis hongrois : une grande envie de raconter leur vie, de parler de leur famille, de leurs frères et sœurs, de leurs jeux et de leurs plats préférés, des rêves qui restent encore à réaliser.

Après Röszke, ce fut au tour de Tompa, un autre campement situé le long de la frontière serbo-hongroise, où des familles de réfugiés irakiens et syriens passent leurs journées en attendant de pouvoir traverser la zone de transit. Chacune d'entre elles est témoin d'histoires douloureuses, de guerre et de mort. Une femme syrienne montre avec émotion la photo de sa maison à Alep, aujourd'hui détruite par les bombes. Maintenant, elle vit sous une tente dans une sorte de no man's land en attendant le jour où elle pourra de nouveau vivre dans une vraie maison avec ses enfants.