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Sans aînés, sans racines, on ne grandit pas ! Les propositions de la Communauté de Sant'Egidio pour une société inclusive

24 Février 2021

PERSONNES ÂGÉES

Dans l'émission "Le Journal du pape François", TV2000

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L'amitié de la Communauté de Sant'Egidio avec les personnes âgées a commencé en 1972 et n'a jamais cessé depuis (lire l'histoire). Les personnes âgées ont toujours eu de grandes attentes pour surmonter la solitude, et plus encore à l'époque du coronavirus, or au cours des dernières décennies, en Italie, les institutions, les maisons de repos, les Ehpad ont été la principale réponse aux difficultés liées au vieillissement. Pourtant, il existe des alternatives qui peuvent garantir le droit des personnes âgées à rester à leur domicile, dans un environnement familier. L'expérience des solutions de logement pour les personnes âgées imaginées par la Communauté est relatée dans une émission du Journal du Pape François sur TV2000 (à la fin du texte).

Les maisons d’accueil, les « immeubles protégés » et les habitats partagés pour personnes âgées répondent mieux aux besoins personnels que les établissements sociaux.

L’immeuble protégé est un exemple de la façon de répondre à des besoins spécifiques. Les personnes âgées qui ne sont pas autonomes vivent dans une maison d’accueil au sein de l’immeuble et bénéficient de soins à domicile et d’un suivi continus. Les autres personnes âgées vivent en appartement au sein de la même copropriété et peuvent toujours demander l'aide des volontaires présents auprès des personnes âgées dépendantes. De cette manière, on répond à l'une des principales craintes qui motivent souvent les personnes âgées elles-mêmes à rester en Ehpad : ne pas avoir la sécurité d'une personne prête à intervenir en cas de besoin.

De plus, les alternatives aux Ehpad favorisent la socialisation et l'amitié entre les différentes générations, jeunes et moins jeunes. Le pape François, au cours du premier été de la pandémie, alors que les établissements pour personnes âgées étaient encore fermés aux visites, a lancé une invitation aux jeunes : "Ne les laissez pas seuls ! Utilisez l'imagination de l'amour, passez des appels téléphoniques, des appels vidéo, envoyez des messages, écoutez-les et, si possible dans le respect des règles sanitaires, allez également les visiter" (vidéo et texte de l'Angélus du 26 juillet 2020). Dans les « immeubles protégés » et dans les habitats partagés pour personnes âgées, mais aussi dans de nombreux établissements d'hébergement, les gestes d'affection et d'attention n'ont pas manqué, pour atténuer l’un des effets douloureux non négligeable de la pandémie : l'isolement social.

Les bonnes pratiques ne manquent pas (habitat partagé, soins à domicile, réseaux de proximité) !

Mais il est urgent de changer les mentalités. La Covid-19 a montré la vulnérabilité du système de santé et de protection sociale, le prix le plus élevé ayant été payé par les personnes âgées, en particulier celles hospitalisées dans des établissements. Le changement consiste à considérer le "domicile comme le principal lieu de soins", tel que le préconise l'appel international "Pas d'avenir sans aînés", qui continue de recueillir des signatures dans le cadre de la campagne en ligne. Concentrer le modèle de soins sur le domicile, comme l'illustrent des études faisant autorité, est l'occasion d'un saut qualitatif non seulement en termes sanitaire, mais aussi culturel, car les personnes âgées ne sont pas "expulsées", rejetées par la société, mais à nouveau incluses dans un réseau d'amitié et de protection.