Parole de Dieu chaque jour

Prière pour la paix
Parole de dieu chaque jour

Prière pour la paix

Prière pour l'unité des Églises. Mémoire particulière des anciennes Églises d'Orient (syro-orthodoxes, coptes, arméniennes, assyriennes). Lire plus

Libretto DEL GIORNO
Prière pour la paix
Lundi 20 janvier

Prière pour l’unité des Églises. Mémoire particulière des anciennes Églises d’Orient (syro-orthodoxes, coptes, arméniennes, assyriennes).


Lecture de la Parole de Dieu

Alléluia, alléluia, alléluia.

Ceci est l'Évangile des pauvres
la libération des prisonniers
la vue aux aveugles
la liberté des opprimés.

Alléluia, alléluia, alléluia.

Marc 2,18-22

Les disciples de Jean et les Pharisiens étaient en train de jeûner, et on vient lui dire : " Pourquoi les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent-ils, et tes disciples ne jeûnent-ils pas ? "

Jésus leur dit : " Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.

Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront en ce jour-là.

Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement ; autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement et la déchirure s'aggrave.

Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu aussi bien que les outres. Mais du vin nouveau dans des outres neuves ! "

 

Alléluia, alléluia, alléluia.

Le Fils de l'homme
est venu pour servir.
Que celui qui veut être grand
se fasse le serviteur de tous.

Alléluia, alléluia, alléluia.

L’évangéliste parle des disciples de Jean-Baptiste et des pharisiens. Ceux-ci pratiquaient un jeûne qui n’est pas obligatoire pour tous, sinon Jésus l’aurait observé. Une telle pratique volontaire leur permettait de se présenter comme exemplaires sur le plan religieux. Comme cela arrive toujours à celui qui se considère juste, ils se sont crus autorisés à s’adresser à Jésus pour lui demander pourquoi ses disciples ne pratiquaient pas ce jeûne qui, sans être obligatoire, élevait l’esprit. Leur critique, à vrai dire, était dirigée davantage contre le maître que contre ses disciples. Jésus, utilisant le langage des paraboles, répond que ce ne sont pas les pratiques extérieures qui rendent le cœur pur et limpide la vie des hommes. Pourtant, continue Jésus, celui qui accueille le Messie, c’est comme s’il accueillait l’époux. Jésus voulait dire qu’il était lui-même l’époux. Et quand les amis de l’époux l’attendent pour la fête, ils ne peuvent jeûner. Ce serait inconvenant à l’égard de l’époux qui s’attend à être accueilli avec fête et certainement pas avec la tristesse propre au jeûne. Cependant, il est certain que les amis de l’époux traverseront des moments difficiles, surtout lorsque l’époux leur sera enlevé. À partir de ce moment, Jésus annonce, quoique d’une manière voilée, sa passion et sa mort. C’est alors que viendront les moments de jeûne, ou plutôt de souffrance. Et c’est bien ainsi que cela s’est passé jusqu’à nos jours pour le long cortège des disciples qui ont donné leur vie jusqu’au sang.
Par deux images, Jésus enseigne que l’esprit des disciples ne s’accorde pas avec la rigidité formelle de pratiques religieuses ou ascétiques qui ne changent pas le cœur et qui sont privées d’amour. Le vieux vêtement et les vielles outres représentent en effet une religiosité extérieure qui ne change jamais ni le cœur ni le comportement. L’attitude persévérante qui consiste à être toujours égal à soi-même ne permet pas de se laisser atteindre par l’Évangile. Jésus veut réaffirmer que le salut et le bonheur qui en découlent se trouvent dans un cœur bon, prêt à accueillir la Parole qui renouvelle, et non dans des pratiques extérieures. Combien d’erreurs sont commises, lorsqu’on confie sa propre vie à des choses extérieures ! L’Évangile est le vin nouveau qui demande des cœurs neufs, et qui rend neufs les cœurs qui le reçoivent. Le cœur plein de soi et de ses propres œuvres est une vielle outre incapable d’accueillir la nouveauté de l’Évangile. La toile neuve et le manteau nouveau tissés par des fils d’amour n’ont rien à voir avec une vieillesse pesante et bavarde centrée sur son propre égoïsme. Les disciples ont compris que le salut ne se trouve pas dans la satisfaction que leur procurent leurs œuvres, même si elles sont bonnes comme le jeûne, mais dans l’amour de Jésus par-dessus tout, à la manière de l’épouse qui aime son époux.

La prière est le coeur de la vie de la Communauté de Sant'Egidio, sa première "oeuvre". Au terme de la journée chaque Communauté, petite ou grande, se recueille en prière autour du Seigneur pour écouter sa Parole et Lui adresser son invocation. Les disciples ne peuvent pas ne pas rester aux pieds de Jésus, comme Marie de Béthanie, pour choisir "la meilleure part" (Lc 10,42) et apprendre de Lui les mêmes sentiments (Phil 2,5).

Chaque fois la Communauté, revenant au Seigneur, fait sienne la demande du disciple anonyme: "Seigneur, apprends-nous à prier" (Lc 11,1). Et Jésus, maître de prière, continue à répondre: "Quand vous priez, dites: Abbà, Père".

Quand on prie, même dans le secret de son propre coeur, on n'est jamais isolés ou orphelins; on est de toute façon membres de la famille du Seigneur. dans la prière commune apparaît clairement, outre le mystère de la filiation, également celui de la fraternité.

Les Communautés de Sant'Egidio répandues à travers le monde se rassemblent dans les divers lieux choisis pour la prière et présentent au Seigneur les espérances et les douleurs des "foules désemparées et abattues" dont parle l'évangile (Mt 9,36). Dans ces foules anciennes sont inclus les habitants des villes contemporaines, les pauvres mis aux marges de la vie, tous ceux qui attendent d'être pris à la journée (Mt 20).

La prière commune recueille le cri, l'aspiration, le désir de paix, de guérison, de sens et de salut que vivent les hommes et les femmes de ce monde. La prière n'est jamais vide. Elle monte incessante vers le Seigneur afin qu'il change les pleurs en joie, le désespoir en allégresse, l'angoisse en espérance, la solitude en communion. Et que le Règne de Dieu vienne vite parmi les hommes.