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26 mars 2002 Le chef de la diplomatie suisse appelle à l'abolition universelle de la peine de mort GENEVE - Le ministre suisse des Affaires étrangères Joseph Deiss a lancé mardi un appel en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort en marge de la 58e session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU à Genève. La Suisse est convaincue, avec l'ensemble des Etats européens et bien d'autres encore, qu'une des prochaines conquêtes des droits de l'Homme sera l'abolition de la peine de mort, a-t-il déclaré. De l'avis des autorités helvétiques, les Etats doivent exercer leur responsabilité en restreignant et en supprimant le recours à la peine capitale. Il faut protéger la justice humaine, inévitablement faillible, contre le risque de tuer des innocents et le danger de relativiser la valeur de la vie humaine. ''J'en appelle à tous les Etats pour qu'ils abolissent dès que possible ce châtiment d'un autre âge'', a déclaré Joseph Deiss. Il a aussi demandé aux Etats pratiquant encore la peine capitale d'en suspendre l'application ou du moins d'en faire un usage extrêmement limité, avec des garanties plus strictes. Son appel s'adressait en particulier aux Etats-Unis, la Chine et l'Arabie saoudite, en raison du grand nombre d'exécutions auxquelles procèdent ces pays. Dans le même esprit, le conseiller fédéral a appelé les Etats à accepter le ''Protocole facultatif à la Convention contre la torture''. Cette initiative du Costa Rica et de la Suisse vise à protéger de la torture les personnes privées de liberté, en instituant un mécanisme national et international de visites dans tout lieu de détention. ''A l'aube du troisième millénaire, il est temps de disposer d'un instrument universel de prévention de la torture'', a-t-il dit. Dans son discours, Joseph Deiss a encore plaidé mardi en faveur du droit international humanitaire tel que réglé notamment par les Conventions de Genève, ainsi qu'en faveur de l'application du droit international, en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. |
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