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IRAN: ESECUZIONI MINORENNI, NOBEL PROTESTA PER DIVIETO RADUNO PREMIO PER LA PACE EBADI ACCUSA AUTORITA' TEHERAN, - L'avvocatessa iraniana Shirin Ebadi, Premio Nobel per la Pace nel 2003, ha protestato con le autorita' di Teheran che non le hanno concesso il permesso di organizzare una manifestazione contro le esecuzioni capitali di minorenni nella Repubblica islamica. Lo scrive oggi il quotidiano 'Hambastegi'. Il raduno si sarebbe dovuto svolgere nel Parco Laleh, nel centro della capitale. Ma la Ebadi ha detto che il ministero dell'Interno ha rinviato per competenza la questione al Governatorato generale di Teheran, il quale dopo lunghe discussioni non ha dato l'autorizzazione. ''Non capisco il perche' - ha affermato l'avvocatessa, specializzata nella difesa dei diritti delle donne e dei bambini- visto che l'Iran e' irmatario fin dal 1993 della Convenzione internazionale per i diritti dei bambini, che proibisce appunto le esecuzioni capitali di persone minorenni''. ''Al Governatorato - ha aggiunto la Premio Nobel - chiedo anche di sapere quante autorizzazioni ha concesso finora per manifestazioni pubbliche, che sono garantite dalla Costituzione''. La questione delle esecuzioni di minorenni e' tornata alla ribalta in Iran nell'agosto scorso, quando organizzazioni internazionali per i diritti umani hanno denunciato l'impiccagione sulla pubblica piazza, in una citta' del nord del Paese, di una ragazza di 16 anni riconosciuta colpevole di ''atti incompatibili con la castita'''. Secondo Amnesty International, l'esecuzione, per la quale ha protestato anche l'Unione Europea, e' la decima che ha visto morire condannati minorenni a partire dal 1990 in Iran.
Le Nobel de la paix empeche de manifester contre les executions TEHERAN, - Le prix Nobel de la paix iranien Shirin Ebadi a indique mardi a l'AFP avoir ete empechee d'organiser une manifestation pour protester contre les executions de mineurs. "Au quoi sert l'article de la constitution relatif a la liberte de reunion si le prix Nobel de la paix n'est pas autorise a un rassemblement pour parler et denoncer les executions de mineurs", a-t-elle demande. Elle-meme defend les interets d'un garcon de 17 ans dont la condamnation a mort pour meurtre a ete confirmee et qui attend son execution. "J'avais introduit une demande d'autorisation du rassemblement. Sans repondre par ecrit, le bureau du gouverneur m'a dit oralement que la demande avait ete rejetee parce qu'un texte de loi devait etre presente au parlement pour faire cesser de telles executions et qu'un rassemblement ne s'imposait donc plus", a rapporte l'avocate. Le porte-parole de l'autorite judiciaire, Jamal Karimi-Rad, a effectivement annonce le 26 octobre que la justice avait prepare un texte abolissant la peine capitale mais aussi les coups de fouet contre les personnes de moins de 18 ans. On ignore quand le texte sera soumis au parlement a majorite conservatrice. Selon Mme Ebadi, la legislation actuelle, datant de 1991, autorise a executer des filles a partir de 9 ans et des garcons a partir de 15. L'Union europeenne, entre autres, s'alarme des executions de mineurs en Iran. Dans une resolution adoptee le 28 octobre, le parlement europeen ecrivait que 25 mineurs avaient ete condamnes a mort "au cours de la seule annee ecoulee". Mme Ebadi a dit ne pas disposer de chiffre sur le nombre de mineurs executes. Elle a aussi dit ne pas avoir d'autres informations que celles de la presse sur deux affaires qui ont suscite une vive emotion: celle d'une jeune femme pendue cette annee a Neka (nord-ouest) pour prostitution, dont la justice a assure qu'elle avait 22 ans et non pas 16, et celle de Zhila Izadi. Selon des sites internet, cette adolescente de 13 ans, enceinte de son frere de 15 ans, aurait ete condamnee a mort par lapidation, et son frere a 150 coups de fouet, a Marivan, au Kurdistan iranien (ouest). La justice locale, interrogee par l'AFP, a dementi que la peine capitale ait ete prononcee. Elle s'est contentee de confirmer des condamnations a la flagellation. Les deux jeunes gens sont detenus dans un centre pour mineurs, dit-elle. Le meurtre, le vol a main armee, le viol, l'apostasie et le trafic de drogue, a partir de 5 kg d'opium saisis, sont passibles de la peine de mort en Iran. |
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