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SENEGAL : ABOLITA LA PENA DI MORTE

ROMA, 10 DIC - Il Senegal ha oggi abolito la pena di morte per tutti i reati, diventando il quarto paese dell'Africa occidentale ad adottare un provvedimento del genere.

   Secondo quanto riferisce l'agenzia missionaria Misna citando fonti dell'Assemblea nazionale di Dakar, dopo l'approvazione in parlamento il testo della nuova legge necessita ancora di alcuni passaggi prima di diventare del tutto operativo e dovra' essere sottoposto al governo e al presidente della repubblica Abdoulaye Wade.

Il Senegal faceva parte del gruppo di 32 paesi 'abolizionisti di fatto', dove la pena capitale e' prevista dal codice ma in pratica non viene quasi mai applicata.

Nell'Africa occidentale prima del Senegal, dove in 44 anni di indipendenza sono state eseguite solo due condanne, hanno formalmente abolito la pena capitale Capo Verde, Guinea Bissau e Costa d'Avorio.

Amnesty International, l'organizzazione internazionale per la difesa dei diritti umani, ha sottolineato in un comunicato che altri paesi dovrebbero ora seguire l'esempio di Dakar .

Secondo vari gruppi abolizionisti, 62 paesi la applicano ancora: tra questi Stati Uniti, Giappone, Taiwan, Bahamas, Botswana e India.


Senegal decides to scrap death penalty

   Fri Dec 10, 7:17 PM ET   World - AFP    

DAKAR (AFP) - Senegal scrapped the death penalty for all crimes, a moved hailed by rights campaigners as an inspiration for other African nations.  

The Senegalese National Assembly adopted the law abolishing capital punishment and President Abdoulaye Wade will be handed the dossiers on the four people currently on death row with a view to commuting their sentences, said Justice Minister Sergine Diop.  

She argued that in the countries where the death penalty exists, crime figures are no lower.  

The death penalty has only been used twice in Senegal. Both instances were during the presidency of the first head of state after independence, Leopold Sedar Senghor (1960-1980).  

The Coalition for the abolition of the death penalty hailed the historic vote and called on other African nations to follow suit to end this "cruel, inhumane and degrading punishment".  

The London-based Amnesty International echoed that call.  

"Senegal should be a source of inspiration for all ECOWAS (west African regional bloc) and other African countries which have not yet abolished the death penalty. Other African states should now follow the example of Senegal and respect the fundamental right to life," Amnesty said.  

The law scrapping capital punishment will be presented to Senegalese President Abdoulaye Wade and should become law before the end of the month, according to the legislative process.


10 décembre 2004,

L'Assemblée nationale du Sénégal adopte une loi abolissant la peine de mort

DAKAR (AFP) - L'Assemblée nationale du Sénégal a adopté vendredi une loi abolissant la peine de mort, et des dossiers de grâce pour les quatre derniers condamnées à la peine capitale seront soumis au chef de l'Etat sénégalais, a déclaré le ministre de la Justice, Sergine Diop.

   "Le chef de l'Etat (Abdoulaye Wade) a pris une décision personnelle. Il considère qu'il est nécessaire d'abolir la peine de mort", a t-il indiqué.   "Des professions de foi ont été faites par le chef de l'Etat sénégalais selon lesquelles, tant qu'il sera au pouvoir, il n'y aura pas d'exécution", a affirmé M. Diop.   En outre, selon lui, elle "n'est pas dissuasive. Dans les pays où elle existe, le nombre de crimes n'a pas diminué. Et dans les pays où elle a été abolie, le nombre de crimes n'a pas augmenté".

   Selon la législation sénégalaise, après le vote par l'Assemblée nationale, le texte de loi devrait être transmis au président de la République.   Ce dernier dispose d'un délai de quinze jours pour promulguer la loi afin que celle-ci entre en vigueur.   Quatre personnes condamnées à mort entre 2001 et 2004 par les tribunaux sénégalais attendent actuellement l'exécution de leur peine, a indiqué vendredi le ministre de la justice.

   "Nous sommes en train de préparer des dossiers de grâce à soumettre au chef de l'Etat pour ces quatre personnes", a fait remarquer Serigne Diop.   "Tant que je serai ici, il n'y aura pas d'exécution (...). Seul Dieu a le droit d'enlever la vie de quelqu'un", avait indiqué le chef de l'Etat en juillet au cours d'un conseil des ministres.   La peine de mort a été appliquée deux fois au Sénégal, pendant la présidence du premier chef d'Etat, le président Léopold Sédar Senghor (1960-1980).

   Au cours des dernières années, plusieurs organisations de défense de droits de l'Homme ont prôné l'abolition de la peine de mort au Sénégal.

   Dans un communiqué parvenu vendredi à l'AFP, la Coalition pour l'abolition de la peine de mort "salue le vote historique du parlement qui consacre le droit à la vie proclamé dans la constitution du pays et dans des instruments internationaux dont il est partie (...)". 

  La Coalition "exhorte également tous les Etats africains qui ont encore la peine capitale dans leur législation à envisager au plus vite son abolition pour que le continuent (africain) soit débarrassé de ce châtiment cruel, inhumain et dégradant (..)".


  

SENEGAL:   AMNESTY INTERNATIONAL----PRESS RELEASE  

AI Index: AFR 49/001/2004 (Public)----News Service No: 318   10 December 2004  

West Africa: Senegal abolishes the death penalty, who's next?  

Amnesty International welcomes the adoption today by the Senegalese Parliament of the bill abolishing the death penalty. Senegal becomes the 4th member state of the Economic Community of West African States (ECOWAS) to outlaw recourse to capital punishment (after Cape Verde, Guinea Bissau and Ivory Coast).

 Under the lead of President Wade, the bill had been adopted unanimously by the government in July 2004. It was passed today with an overwhelming majority. Senegal has not carried out executions since 1967 but has continued to hand down death sentences, most recently in July 2004. "Senegal should be a source of inspiration for all ECOWAS and other African countries which have not yet abolished the death penalty.

 Other African states should now follow the example of Senegal and respect the fundamental right to life," the organization said today.   Amnesty International also welcomes the important steps taken by Sierra Leone and Nigeria towards the abolition in the past months.

   In October 2004, the Sierra Leone Truth and Reconciliation Commission (TRC) finally published its report. Among its key recommendations, the TRC asked the government: "to abolish the death penalty by repealing immediately all laws authorising the use of capital punishment".

 This recommendation is categorized as "imperative", that is, the government ought to implement it "without delay".

 The TRC further recommended the introduction of a moratorium on all executions pending a vote on abolition of the death penalty by Parliament. It also urged that any pending death sentences should be immediately commuted by the President. In October 2004, the National Study Group on the Death Penalty - in charge of conducting a national debate in Nigeria - presented its report to the Federal Government of Nigeria. It called on the Federal Government to impose a moratorium on executions and commute to life imprisonment the sentences of all death row prisoners whose appeals have been concluded. President Olusegun Obasanjo, who is personally opposed to the death penalty, had launched a national debate on the issue in November 2003.

   Amnesty International has been actively campaigning for the abolition of the death penalty in West Africa since October 2003. The death penalty is the ultimate cruel, inhuman and degrading punishment. It violates the right to life. It is irrevocable and can be inflicted on the innocent. It has never been shown to deter crime more effectively than other punishments.


Le Soleil

ABOLITION DE LA PEINE DE MORT :
 L'Assemblée nationale adopte le projet de loi   Imprimer cet article | Chercher un mot dans cet article 

  À partir d’hier, le Sénégal fait partie des 82 pays qui ont aboli la peine de mort. Une décision saluée par les Ong des droits de l’Homme regroupées au sein de la Coalition pour l’Abolition de la peine de mort.

   L'Assemblée nationale du Sénégal a adopté, vendredi à Dakar, le projet de loi portant abolition de la peine de mort. Le projet a été approuvé par la majorité des députés. Les élus de l'Alliance des forces de progrès (AFP, opposition) et le député non-inscrit, Aliou Dia, de l'Union pour le renouveau démocratique, ont voté contre pour des raisons de « convictions religieuses ». Bien qu'en vigueur jusqu'ici, la peine de mort n'a été appliquée qu'à deux reprises au Sénégal, contre Abdou Ndakhté Faye, accusé de l'assassinat, en février 1967, du député de Mbour, Demba Diop, et Moustapha Lô, soupçonné d'avoir voulu attenter à la vie du président Léopold Sédar Senghor.   La coalition pour l’abolition de la peine de mort « salue le vote historique du Parlement qui consacre le droit à la vie proclamé dans la constitution du pays et dans les instruments internationaux dont il est partie (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, etc.) ». Toutefois, la coalition pour l’Abolition de la peine de mort exhorte le gouvernement « à prendre les dispositions adéquates pour ratifier le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte International relatif aux droits civils et politiques qui vise à abolir la peine capitale ».   De l’avis de la coalition, à nos jours, 82 pays, dont le Sénégal, ont aboli la peine de mort, 14 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes sauf les crimes exceptionnels, tels que ceux commis en temps de guerre. 22 pays peuvent être considérés comme abolitionnistes de facto. Si la peine de mort est prévue par leur législation, ils n’ont jamais procédé à aucune exécution capitale. 77 pays maintiennent encore la peine de mort et l’appliquent. ABDOULAYE SEYE et APS 


Le Quotidien

JUSTICE

Abolition de la peine de mort : Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale  

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, hier à Dakar, le projet de loi portant sur l’abolition de la peine de mort, a constaté un reporter de l’Aps.   Le projet a été approuvé par la majorité des députés. Les élus de l’Alliance des forces de progrès (Afp, opposition) et le député non-inscrit, Aliou Dia de l’Union pour le renouveau démocratique ont voté contre pour des raisons de «convictions religieuses».   Bien qu’en vigueur jusqu’ici, la peine de mort n’a été appliquée qu’à deux reprises au Sénégal, contre Abdou Ndakhté Faye, accusé de l’assassinat en février 1967 du député de Mbour Demba Diop, et Moustapha Lô, soupçonné d’avoir voulu attenter à la vie du président Léopold Sedar Senghor.   Par ailleurs, avec cette nouvelle loi, tous les détenus qui ont été condamnés à la peine de mort se retrouvent, automatiquement, avec des peines d’emprisonnement à perpétuité. 


 France Info

L'Assemblée nationale du Sénégal adopte une loi abolissant la peine de mort  

DAKAR  10 Décembre 2004 19h41  

L'Assemblée nationale du Sénégal a adopté vendredi une loi abolissant la peine de mort, et des dossiers de grâce pour les quatre derniers condamnées à  la peine capitale seront soumis au chef de l'Etat sénégalais, a déclaré le ministre de la Justice, Sergine Diop.   "Le chef de l'Etat (Abdoulaye Wade) a pris une décision personnelle. Il considère qu'il est nécessaire d'abolir la peine de mort", a t-il indiqué.   "Des professions de foi ont été faites par le chef de l'Etat sénégalais selon lesquelles, tant qu'il sera au pouvoir, il n'y aura pas d'exécution", a affirmé M. Diop.   En outre, selon lui, elle "n'est pas dissuasive. Dans les pays où elle existe, le nombre de crimes n'a pas diminué. Et dans les pays où elle a été abolie, le nombre de crimes n'a pas augmenté".   Selon la législation sénégalaise, après le vote par l'Assemblée nationale, le texte de loi devrait être transmis au président de la République.   Ce dernier dispose d'un délai de quinze jours pour promulguer la loi afin que celle-ci entre en vigueur.   Quatre personnes condamnées à  mort entre 2001 et 2004 par les tribunaux sénégalais attendent actuellement l'exécution de leur peine, a indiqué vendredi le ministre de la justice.   "Nous sommes en train de préparer des dossiers de grâce à  soumettre au chef de l'Etat pour ces quatre personnes", a fait remarquer Serigne Diop.   "Tant que je serai ici, il n'y aura pas d'exécution (...). Seul Dieu a le droit d'enlever la vie de quelqu'un", avait indiqué le chef de l'Etat en juillet au cours d'un conseil des ministres.   La peine de mort a été appliquée deux fois au Sénégal, pendant la présidence du premier chef d'Etat, le président Léopold Sédar Senghor (1960-1980).   Au cours des dernières années, plusieurs organisations de défense de droits de l'Homme ont prôné l'abolition de la peine de mort au Sénégal.   Dans un communiqué parvenu vendredi à  l'AFP, la Coalition pour l'abolition de la peine de mort "salue le vote historique du parlement qui consacre le droit à  la vie proclamé dans la constitution du pays et dans des instruments internationaux dont il est partie (...)".   La Coalition "exhorte également tous les Etats africains qui ont encore la peine capitale dans leur législation à  envisager au plus vite son abolition pour que le continuent (africain) soit débarrassé de ce châtiment cruel, inhumain et dégradant (..)".