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Une grande foule à S.Maria in Trastevere pour la Syrie et pour Alep. La prière se fait appel contre la guerre

15 Août 2016

Don Marco Gnavi : « Grande est la responsabilité de ceux qui n’ont pas écouté le cri des innocents ». Un nouvel appel contre la résignation. Les réfugiés syriens arrivés par les couloirs humanitaires étaient également présents

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La mélodie d'une hymne ancienne dédiée à Marie et la prière du Notre Père récitée en arabe ont retenti dans la nef de la basilique Santa Maria in Trastevere où, ce matin, de nombreux Romains, répondant à l'invitation de la Communauté de Sant’Egidio, ont participé à la liturgie dédiée à la prière pour la paix et le salut d'Alep, la ville syrienne symbole de la cohabitation entre les cultures et des religions, victime d'un siège qui n'épargne personne, pas même les plus faibles, ni les malades ni les enfants. Etaient également présents à la liturgie de nombres chrétiens syriens originaires d'Alep, Homs et Damas, arrivés en Italie ces derniers mois par les couloirs humanitaires de Sant’Egidio des des Eglises protestantes italiennes.
« Nous célébrons la fête de l'Assomption de Marie, le cœur inquiet et tremblant, a dit don Marco Gnavi, curé de la basilique Santa Maria in Trastevere, et, avec les sœurs et les frères syriens, ici parmi nous, nous tournons nos yeux vers Marie, implorant pour la ville d'Alep et pour toute la Syrie le salut et la paix. A Alep, ville symbole du vivre ensemble, perle rare d'une longue histoire millénaire faite de relations anciennes et de respect entre chrétiens et musulmans, ville qui a connu aussi la présence juive, se meurt aujourd'hui dans sa partie occidentale comme dans sa partie orientale, sous l'effet des bombes, des missiles, de la faim et de la soif, et surtout de la passivité de ceux qui, tout en le pouvant, n'ont pas voulu écouter le cri des innocents et les appels à épargner Alep. De cette ville sont arrivés à Santa Maria in Trastevere les évêques arménien, catholique et orthodoxe, qui nous ont fait connaître le drame de leur communauté. Mais l'opinion publique mondiale a vu de ses yeux les squelettes des bâtiments éventrés, l'angoisse des malades laisséssans soins, l'horreur des hôpitaux pris pour cible par une haine sans retenue, cynique au point de frapper la vie naissante et les services de maternité. Nous ne pouvons pas nous résigner faice au cri de souffrance d'Alep et nous prions pour que le Seigneur secoue les consciences de peuples, des gouvernants, des croyants et que soit brisé le siège de mort qui tue Alep et ses enfants ».