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Dans la prison de Douala, où, avec le passage de la Porte Sainte, s’est accompli le « miracle de la solidarité »

8 Novembre 2016 - DOUALA, CAMEROUN

PrisonCameroun

Depuis que le jubilé a été célébré dans la prison, les détenus ont créé un mouvement de miséricorde en soutenant les prisonniers les plus en difficulté.

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Même dans l'enfer d'une prison africaine, le passage de la Porte Sainte peut faire naître la miséricorde : des détenus qui visitent d'autres détenus, pour la plupart malades et âgés. La Communauté de Sant’Egidio, par des visites régulières et des aides concrètes, est présente depuis longtemps dans la prison de Douala, la capitale économique du Cameroun, où la surpopulation (plus de 3000 prisonniers dans des structures construites pour en accueillir un millier) oblige un bon nombre de détenus à dormir à même le sol, dehors, avec des conséquences inimaginables pour leur santé.

Cette année, dans la prison, où de très nombreux détenus sont encore en attente de jugement et où est également "accueilli" un groupe de condamnés à mort, l'événement le plus important a été le passage de la Porte Sainte, construite sur une idée de Sant’Egidio par des artisans locaux qui se sont offerts de la réaliser en bois et en carton. Un événement si important qu'il a reçu une lettre de félicitations, écrite par le pape François à l'archevêque de la ville, Mgr Samuel Kleda, qui l'a lue aux détenus. Le pape a écrit : "Que votre initiative est belle de passer par une Porte mobile du Jubilé, fabriquée en carton, pour aller à Sa rencontre ! Le matériau est humble mais l'initiative est noble".

Or le passage de la Porte Sainte a accompli un miracle de solidarité. Depuis ce jour en effet, un nombre important de détenus, qui se réunissaient déjà pour prier et qui se préoccupaient de ceux étaient le plus dans le besoin à l'intérieur de la prison, ont commencé à visiter, avec la permission du directeur, le service qui héberge les malades et le service où se trouvent plusieurs prisonniers âgés. Ils démontrent, en cette Année Sainte, que, même dans des conditions de vie extrêmes, la miséricorde peut gagner.