Parole de Dieu chaque jour

Prière de la Vigile
Parole de dieu chaque jour

Prière de la Vigile

Souvenir de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités au Pakistan, chrétien, tué en 2011 par des terroristes pour son engagement dans la recherche de la paix et du dialogue. Lire plus

Libretto DEL GIORNO
Prière de la Vigile
Samedi 2 mars

Souvenir de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités au Pakistan, chrétien, tué en 2011 par des terroristes pour son engagement dans la recherche de la paix et du dialogue.


Lecture de la Parole de Dieu

Gloire à toi, ô Seigneur et louange à toi.

Celui qui vit et croit en moi,
ne mourra pas.

Gloire à toi, ô Seigneur et louange à toi.

Luc 15, 1-3.11-32

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s'engager auprès d'un habitant de ce pays, qui l'envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d'ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Traite-moi comme l'un de tes ouvriers.”
Il se leva et s'en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j'ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s'informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

Gloire à toi, ô Seigneur et louange à toi.

Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu,
dit le Seigneur.

Gloire à toi, ô Seigneur et louange à toi.

Alors que nous poursuivons notre chemin de Carême à la suite de Jésus, cette page d'Évangile sur le pardon nous est proposée. Comme le rappellent souvent les Évangiles, de nombreuses foules suivent Jésus et elles sont surtout composées de malades, de pécheurs, de pauvres, de laissés-pour-compte. Tout cela ne passe pas inaperçu. En effet, cette relation privilégiée de Jésus avec les pécheurs est l'un des motifs d'accusation des pharisiens. Dans la parabole du fils prodigue, il montre précisément quel est le comportement de Dieu envers ses enfants: celui d'un père miséricordieux. Toute la parabole est construite pour mettre en avant le comportement inhabituel du père à l'égard du fils qui a abandonné la maison et tout gaspillé. Mais c'est le père qui occupe la scène centrale. C'est l'étreinte avec ce fils qui constitue le point culminant du récit évangélique. Le père, malgré les choix insensés du fils cadet et tout ce qu'il a fait, attend son retour pour faire la fête. Si le Père céleste est ainsi, comment Jésus pourrait-il se comporter différemment? La parabole se poursuit et présente le fils aîné. L'évangéliste montre qu'il était lui aussi éloigné des sentiments de miséricorde de son père. La scène du père qui, dès qu'il voit revenir le fils cadet, se met à courir à sa rencontre est émouvante. " Voici que le Père qui est aux cieux est ainsi, comme ce père de la parabole ", semble vouloir dire Jésus. Il court à notre rencontre pour nous accueillir à nouveau. Tel est le sens du pardon chrétien. Le pardon part de Dieu, avant même de partir de nous-même. Accepter cette étreinte, c'est ce qui nous est demandé. La scène du père embrassant son fils est l'icône la plus claire du sacrement de la confession et, en tout cas, du pardon. Ce père semble ne pas savoir se passer de son fils. C'est pourquoi il s'adresse également à son fils aîné qui n'a pas voulu entrer. Lui aussi doit embrasser son frère. Le temps du Carême est un moment propice pour expérimenter la richesse et la joie du pardon, aussi bien à travers la confession que la réconciliation entre frères.

La prière est le coeur de la vie de la Communauté de Sant'Egidio, sa première "oeuvre". Au terme de la journée chaque Communauté, petite ou grande, se recueille en prière autour du Seigneur pour écouter sa Parole et Lui adresser son invocation. Les disciples ne peuvent pas ne pas rester aux pieds de Jésus, comme Marie de Béthanie, pour choisir "la meilleure part" (Lc 10,42) et apprendre de Lui les mêmes sentiments (Phil 2,5).

Chaque fois la Communauté, revenant au Seigneur, fait sienne la demande du disciple anonyme: "Seigneur, apprends-nous à prier" (Lc 11,1). Et Jésus, maître de prière, continue à répondre: "Quand vous priez, dites: Abbà, Père".

Quand on prie, même dans le secret de son propre coeur, on n'est jamais isolés ou orphelins; on est de toute façon membres de la famille du Seigneur. dans la prière commune apparaît clairement, outre le mystère de la filiation, également celui de la fraternité.

Les Communautés de Sant'Egidio répandues à travers le monde se rassemblent dans les divers lieux choisis pour la prière et présentent au Seigneur les espérances et les douleurs des "foules désemparées et abattues" dont parle l'évangile (Mt 9,36). Dans ces foules anciennes sont inclus les habitants des villes contemporaines, les pauvres mis aux marges de la vie, tous ceux qui attendent d'être pris à la journée (Mt 20).

La prière commune recueille le cri, l'aspiration, le désir de paix, de guérison, de sens et de salut que vivent les hommes et les femmes de ce monde. La prière n'est jamais vide. Elle monte incessante vers le Seigneur afin qu'il change les pleurs en joie, le désespoir en allégresse, l'angoisse en espérance, la solitude en communion. Et que le Règne de Dieu vienne vite parmi les hommes.