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24 Octobre 2014

Tous les chrétiens et hommes de bonne volonté sont appelés aujourd’hui à lutter pour l’abolition de la peine de mort

qu’elle soit autorisée ou non par la loi, et sous toutes ses formes, mais aussi dans le but d’améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité humaine des personnes privées de liberté

 
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Il est impossible d’imaginer qu’aujourd’hui les États ne puissent disposer d’un autre moyen que la peine capitale pour défendre de l’agresseur injuste la vie d’autres personnes.

Saint Jean Paul II a condamné la peine de mort (cf. Lett. enc. Evangelium vitae, 56), tout comme le fait le Catéchisme de l’Eglise catholique (N. 2267).

Il arrive toutefois que les États suppriment la vie non seulement avec la peine de mort et avec les guerres, mais aussi quand des fonctionnaires s’abritent derrière la puissance publique pour justifier leurs crimes. Les soi-disant exécutions extrajudiciaires sont des homicides délibérés commis par certains États et par leurs agents, et souvent présentés comme des affrontements avec des délinquants ou comme les effets indésirables du recours raisonnable, nécessaire et proportionnel à la force pour faire appliquer la loi. De cette manière, même si, parmi les soixante pays qui maintiennent la peine de mort, trente-cinq ne l’ont pas appliquée ces dix dernières années, la peine de mort, de manière illégale et à des degrés divers, s’applique sur toute la planète.

Ces mêmes exécutions extrajudiciaires sont perpétrées de façon systématique non seulement par les États de la communauté internationale, mais aussi par des entités non reconnues comme telles, et représentent d’authentiques crimes.

Les arguments de l’opposition à la peine de mort sont nombreux et bien connus. L’Église en a dûment souligné plusieurs, comme la possibilité de l’existence de l’erreur judiciaire et l’usage qu’en font les régimes totalitaires et dictatoriaux, qui l’utilisent comme instrument de suppression de la dissidence politique ou de persécution des minorités religieuses et culturelles, toutes victimes qui, pour leurs législations respectives, sont des « délinquants ».

Tous les chrétiens et hommes de bonne volonté sont donc appelés aujourd’hui à lutter non seulement pour l’abolition de la peine de mort, qu’elle soit autorisée ou non par la loi, et sous toutes ses formes, mais aussi dans le but d’améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité humaine des personnes privées de liberté. Et cela, je le lie à l’emprisonnement. Au Vatican, depuis peu de temps, dans le code pénal du Vatican, il n’y a plus d’emprisonnement. L’emprisonnement est une peine de mort cachée.

Du discours à la délégation de l’Association de Droit Pénal